Recyclage : Que faire des produits dangereux ?

Recyclage : Que faire des produits dangereux ?

Où jeter les piles, accumulateurs, ampoules et huiles usagés ?

Recycler les piles et les accumulateurs

Les accumulateurs, ou batteries, sont des sources d’énergie pour différents types de véhicules : voitures, vélos et trottinettes électriques, gyropodes, etc. Des accessoires du quotidien en contiennent également : téléphones portables, appareils photo, outils de bricolage fonctionnant sans fil, etc. Rechargeables, les accumulateurs peuvent parfois remplacer des piles rechargeables. Les piles sont également des générateurs électrochimiques présents dans de nombreux objets du quotidien : réveils, télécommandes, jouets téléguidés, montres, calculatrices, etc. À noter que les piles salines et alcalines usagées ne rentrent pas dans la catégorie des déchets dangereux, contrairement aux piles contenant du mercure. Cependant, elles peuvent toutes être recyclées. Depuis 2001, la collecte des accumulateurs et des piles est une obligation légale. Ainsi, les distributeurs sont tenus d’installer des points de collecte. Quant aux fabricants, ils se chargent ensuite du recyclage des déchets collectés.

Les ampoules ou lampes basse consommation

De plus en plus de personnes utilisent aujourd’hui des ampoules à basse consommation, également appelées LBC. Il peut s’agir de lampes fluorescentes, compactes, fluorocompates, à UV, LED ou à économie d’énergie. Elles consomment entre 5 et 10 fois moins que les autres lampes. Leur recyclage est nécessaire car elles contiennent du mercure. Pour ce faire, il suffit de les déposer dans des bacs spécifiques, présents dans les grands magasins ainsi que dans les déchetteries. Par contre, les ampoules à incandescence (à filament ou halogène) peuvent être jetées en tant qu’ordures ménagères. Pour savoir si vous devez recycler ou jeter une ampoule, consultez l’emballage pour voir s’il porte le symbole d’une poubelle barrée, signifiant la nécessité du recyclage.

Les huiles de vidange et de friture

Ces huiles contiennent différents composants nocifs pour l’environnement et pour la santé : métaux lourds, hydrocarbures, phénols, acides organiques, etc. Peu biodégradables, elles ne peuvent pas être incinérées car elles dégageaient des composés toxiques tels que du dioxyde de soufre et de la dioxine. Divers équipements ont besoin d’être vidangés comme les tondeuses ou les tracteurs-tondeuses à essence. Les voitures font aussi l’objet de vidanges régulières. Si vous réalisez ces opérations vous-même, vous devez assurer le recyclage des huiles de vidange. Elles peuvent être ramenées chez certains distributeurs et garagistes. Par ailleurs, des bacs spécifiques sont généralement à disposition du public dans les déchetteries. Les huiles ménagères telles que celles des friteuses sont également à traiter comme des déchets dangereux. Il est fortement déconseillé de les vider dans votre évier car elles peuvent encrasser les canalisations, voire perturber votre fosse septique. Mieux vaut alors les ramener dans une déchetterie.

Que faire des résidus d’amiante, de peintures et de pesticides ?

L’amiante présent dans des bâtiments ou contenu dans des objets

Fabriqué à partir de roches minérales broyées, l’amiante a longtemps été utilisé pour ses multiples propriétés : résistance au feu, durabilité, isolation acoustique, imputrescibilité, etc. Cependant, en se désagrégeant, il libère des fibres microscopiques dont l’inhalation peut induire de graves pathologies pulmonaires. L’amiante a donc été interdit en France depuis 1997. Afin d’éliminer l’amiante dans un bâtiment, il est obligatoire de confier les travaux à une entreprise spécialisée et qualifiée. Quand l’amiante se trouve dans des objets ou des déchets non inclus dans une construction (garniture de freins, plaques de couverture, gants, etc.), il est indispensable de les stocker en vous protégeant avec des gants, des lunettes et un masque, puis de les mettre dans des contenants étanches. Vous pouvez vous renseigner auprès de l’ADEME ou de votre Mairie afin de connaître le centre d’élimination le plus proche de votre domicile. Il est conseillé de confier le transport des déchets contenant de l’amiante à un professionnel pour limiter les risques de propagation et de transmission.

Les décapants, les peintures et les solvants

Lorsque que vous rénovez une habitation ou changez de décoration, vous générez un certain nombre de déchets dangereux. Les décapants contiennent souvent du chlorure de méthylène. Si les peintures acryliques se nettoient à l’eau, celles à l’huile (de type « glycéro ») requièrent l’utilisation de solvants. Quant aux pigments, qu’ils soient d’origine minérale ou végétale, ils peuvent contenir des métaux toxiques tels que le plomb, le cadmium, le chrome, etc. En choisissant des produits portant l’écolabel européen ou la marque NF-Environnement, le nombre de composés toxiques est réduit mais cependant pas nul. C’est pourquoi les résidus de tous ces produits ne doivent pas être simplement jetés dans le réseau des eaux usées. Ils doivent être amenés dans une déchetterie, dans leurs emballages.

Les produits phytosanitaires

Afin d’entretenir votre jardin, vous utilisez peut-être des produits phytosanitaires tels que des désherbants, des herbicides, des fongicides, des insecticides ou des anti-nuisibles. Ces produits contiennent des substances actives et des adjuvants qui présentent différents niveaux de toxicité, tant pour l’environnement que pour les êtres vivants. Ils ne peuvent donc pas être éliminés comme des déchets ordinaires. Une fois que vous avez procédé au traitement de vos plants, rincez soigneusement l’appareil que vous utilisez pour répandre le pesticide ou l’insecticide. Ne versez pas le liquide résultant de ce rinçage dans le circuit des eaux usées ou dans une rivière mais pulvérisez-le au niveau des plants précédemment traités. Les emballages vides en plastique sont également à rincer plusieurs fois avant d’être jetés avec les ordures ménagères. De même, l’eau de rinçage sera répandue sur la plantation traitée. Quant aux produits partiellement utilisés, vous devez les ramener dans une déchetterie.

Où déposer les déchets liés aux soins et à la santé ?

Les déchets résultant de soins récurrents ou ponctuels

Vous ou l’un de vos proches pouvez avoir besoin de soins spécifiques que vous réalisez vous-même ou avec l’intervention d’un professionnel de santé. Il peut s’agir de perfusions à changer, de pansements, d’injections, etc. Ces soins génèrent des déchets de deux sortes : d’une part, les déchets mous souillés par du sang tels les pansements, les gazes, les cotons ; d’autre part, les déchets solides pouvant être piquants, tranchants ou coupants, souillés ou non. Ces déchets solides peuvent être des lancettes, des aiguilles des stylos injecteurs, des seringues, etc. Ces déchets, mous et solides, ne peuvent être jetés avec les ordures ménagères ni mis dans les bacs de tri sélectif. En effet, ils sont potentiellement dangereux et contaminants. Les déchets mous doivent être mis dans des sacs, généralement en plastique jaune et les durs dans des boîtes jaunes créées à cet effet : les mini-collecteurs. Comme l’élimination de ces déchets se fait de manière différente selon les régions, il convient de se renseigner auprès de votre Mairie ou de votre délégation régionale de l’ADEME pour savoir que faire des sacs et mini-collecteurs jaunes.

Les médicaments non utilisés ou périmés

Vous possédez dans votre salle de bains des médicaments non utilisés, exclusivement à usage humain, entamés ou non, périmés ou non. Ces produits ne doivent pas être jetés avec les ordures ménagères ou versés dans un lavabo s’ils sont sous forme liquide. Vous pouvez les ramener dans une pharmacie : ils sont ensuite recyclés via Cyclamed. Cette filière spécifique prend en charge les comprimés, gélules, capsules, pommades, gels, crèmes, sirops, ampoules, aérosols, sprays et inhalateurs à condition qu’ils rentrent dans la catégorie des médicaments. Un médicament se reconnait à son autorisation de mise sur le marché qui est obligatoirement mentionnée sur l’emballage. Les cosmétiques et les compléments alimentaires sont donc exclus de ce dispositif.

Les radiographies et les thermomètres au mercure

S’agissant des radiographies, votre médecin vous conseillera de les conserver pendant plusieurs années. En effet, elles peuvent être nécessaires afin de réaliser des comparaisons et de constater les possibles évolutions de votre état, jusqu’au moment de s’en séparer, en les recyclant,. car, elles sont considérées comme étant des déchets dangereux puisque leur support plastique est recouvert d’une couche d’halogénures d’argent. Vous devez donc les ramener dans des lieux dédiés. Généralement, les déchetteries les prennent en charge. Certains centres de radiologies et pharmacies les récupèrent également et les confient ensuite à « Pharmaciens sans frontières ». Cette association valorise l’argent présent sur les radiographies pour financer des projets humanitaires. Si les thermomètres à mercure ne peuvent plus être vendus en France, vous en possédez peut-être encore un. Dangereux à cause du mercure qu’ils contiennent, ils doivent être impérativement amenés en déchetterie.

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